On garde les mêmes et on [re]commence…

octobre 7, 2009 at 8:30 (Hein ?) ()

Oh, merde, un article ! Et oui, un article. Ou plutôt une petite mise à jour doublée d’une mise au point. Comme vous l’aurez sans doute remarqué ( ou pas, si vous n’êtes jamais venus ici ), rien n’a évolué depuis la création de ce blog il y a plusieurs mois. Si l’envie de scribouiller des conneries, d’assassiner certains films et d’en encenser d’autres a toujours été là, force est d’avouer que la motivation nous a cruellement fait défaut ces derniers temps. Il faut dire que nous sommes pas mal occupés et que mener de front différentes activités ne nous laisse guère de temps pour élaborer les critiques des trop nombreux films que nous allons voir. Mais cela va changer : les Muses nous inspirent à nouveau ! A moins que ça ne soit l’excès de fiel qui doit être évacué… Quoiqu’il en soit, vous pourrez bientôt lire de nouvelles critiques cinématographiques. N’est-ce pas gingivovaginal ? Hein ?

En parallèle, nous avons modifié le thème général du blog en espérant trouver mieux sous peu. Nous avons également ajouté et supprimé certains liens, tags et rubriques et tacherons de faire avancer le blog de façon plus assidue.

Pour fêter cela, nous vous proposons un peu de musique avec Azis, la star au goût bulgare, qui signe avec Obicham Te l’un des plus beaux morceaux de son immense répertoire.

>Tiby & Ryu<

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Laisse-moi kiffer la Vaïbz avec mon mec !

juin 28, 2009 at 10:08 (Zic)

Je tenais absolument à faire un topic en hommage à cette artiste que je trouve unique entre toutes : Diam’s , de son vrai nom Mélanie Georgiades (ce qui claque légèrement moins, tout de suite, comme nom de scène).

Diam’s est née le 25 Juillet 1980, à Mycosie, à Chypre. Ah, on me chuchote dans l’oreillette que c’est à Nicosie qu’elle est née en fait. My mystake.

Nous avons d’ailleurs un cliché assez spectaculaire de l’accouchement (elle a été médiatisée très jeune) :

Diams sortant de la vulve maternelle, le 25 Juillet 1980. Vous remarquerez quelle est née avec des cheveux, du maquillage, une bague, et des boucles doreille. Dès lutérus, elle était coquette, la petite dame

Diam's sortant de la vulve maternelle, le 25 Juillet 1980. Vous remarquerez qu'elle est née avec des cheveux, du maquillage, une bague, et des boucles d'oreille. Dès l'utérus, elle était coquette, la petite dame

Cet excellent cliché pris par le service de gynécologie obstétrique de l’Hôpital de la ville de Mycosie a d’ailleurs été repris comme couverture pour le 1er album de Diam’s.

Aujourd’hui, Diam’s-à-la-place-du-gland a bien grandi et pris en consistance, si je puis dire :

100 % pur porc, 8,99 €/kg. Jambon de Bayonne, appellation contrôlée. Garantie avec OGM

100 % pur porc, 8,99 €/kg. Jambon de Bayonne, appellation contrôlée. Garantie avec OGM

Elle a également pris en assurance et en féminité :

Yo scumbag ! you talking to me, nigga ?!? YOU FUCKED MY WIFE !!

Yo scumbag ! 'you talking to me, nigga ?!? YOU FUCKED MY WIFE !!

Inutile de dire que je suis un fan inconditionnel de sa musique. Elle révolutionne le chant. On n’a pas vu pareille rupture avec l’académisme classique, depuis la fracassante musique dodécaphonique et Pierrot Lunaire. Il y a eu Farinelli, l’apothéose du génie baroque italien. Il y a eu Arnold Schöneberg, qui a réinventé la parole dans l’Opéra au XXème siècle, avec son sprech-gesang. Il y a désormais Diam’s. Et c’est encore bien peu reconnaître au maître l’étendu de son originalité implacable et évidente.

Farinelli : Pokémon évolution I

Farinelli : Pokémon évolution I

Schönberg : Digimon évolution II

Schönberg : Digimon évolution II

Diams : Power Rangers de lEspace, évolution III

Diam's : Power Rangers de l'Espace, évolution III

Mais présentons son oeuvre deux minutes. Diam’s a une approche textuelle totalement concept ! Son lemme initial ? Une idée simple et humble : il n’existe pas de sujet poétique en soi. C’est l’artiste qui transcende l’objet de l’évocation par son Art, et qui insuffle le beau dans l’évocation, quelle qu’elle soit. Cette approche a eu pour conséquence cette oeuvre fracassante, ce choc douloureux et divin de l’originalité qui fait tout de suite mouche. Je vous laisse découvrir une première touche de son talent dans cette vidéo :

L’objet évoqué est trivial, mais les paroles et la mélodie sont enchanteresses :

« Laisse moi kiffer la vaïbz avec mon mec !

Ch’uis pas d’humeur à c’qu’on m’prenne la tête !

J’ai mes soucis donc s’il te plaît arrête,

Laisse moi kiiiiffer la vaïbz avec ceux qu’j'aime… »

Laissons-nous aller quelques secondes à une douce exégèse : La vaïbz (du latin vaïbza, ae, 1ère déclinaison ; substantif qui a la propriété remarquable dans l’univers Diam’sien d’être toujours pluriel) se doit d’être dûment kiffée (kiffo, as are, avi, atum : 1ère conjugaison) : c’est le message et délicieux leit-motiv de cet hommage à l’existence et aux grandes amours ! Peux-on contester la poésie manifeste qui émane de cette ode à la saveur de vivre ?

Les mauvaises langues diront que Baudelaire avait déjà complètement exploré l’idée, avec son célèbre poème sur la Charogne. Lui aussi avait pris pour parti que le sujet intrinsèquement poétique est un leurre, et que seuls les vers du poètes transforment le verbe en poème. Soit, il est vrai. Et bien qu’à cela ne tienne ! Nous enjoignons Diam’s à rendre hommage à son maître et prédécesseur en Happening Verbal, en lui dédicaçant cette nouvelle ode, composée par moi et SuperGarfield autour d’un double BigMac un soir d’orage :

« Laisse moi kiffer la vibes avec ma charogne !

Ch’uis pas d’humeur à c’qu’on m’prenne la trogne !

J’ai mes soucis lâche-moi où ch’te cogne !

Laisse moi kiiiiffer la vibes avec ma charogne ! »

J’ai envoyé cette proposition de remix à sa maison de disques. J’espère qu’un partenariat verra bientôt le jour.

Mais récemment Diam’s a accouché d’un concept scénique et mélodique encore plus novateur ! Celui du Happening Musical Permanent !

S’inspirant des travaux du mouvement Fluxus, , qui prône la fonte de tout clivage entre Art et Vie Courante, Diam’s va encore plus loin avec ce tube messianique :

J’immortalise par écrit un petit extrait qui m’a bouleversé au plus profond :

« Mais ferme ta gueule toi aussi !

Regarde-toi t’es en calcif putain, tu fais le miskine, mais tu viens de briser mon amie.

Oh ! T’es pas un homme, t’es qu’une victime T’as un problème avec ton slip ou quoi ?

Putain vas-y Vitaa on se casse d’ici ! Viens, viens ! »

Vous aussi, vous vibrez avec moi à la lecture de ce texte ? [je n'invente rien : c'est effectivement tiré de la chanson précédente] (A noter que le jeune acteur qui incarne l’amant cocufiant dans ce clip peut m’ouvrir en deux comme une figue trop mûre QUAND IL VEUT ! :p) Le message est là : la trivialité de la vie courante n’est rien. L’Art et la musique transcendent tout. Tout est digne d’être mis en chanson. En sus du caractère novateur incontestable de cette oeuvre audio-visuelle, le récit se termine sur un rebondissement incroyable ! Femmes enceintes, s’abstenir !

J’ai eu un choc culturel intense lors du visionnage de cette oeuvre brillante par son avant-gardisme. Les conséquences sur ma personne ont été implacables. Quel intérêt désormais à ne pas utiliser mon merveilleux organe vocale dès que l’occasion de communiquer avec mes semblables se présente ? Je ne pouvais plus me contrôler. Chaque mot devenait l’objet d’une fête ! Je me tenais à côté de Ryu, qui venait de m’initier aux plaisirs de cette nouvelle conception du rapport au chant et à la vie, et devant lui je ne pouvais m’empêcher de beugler avec exaltation, sur l’air de Carmen : « Passseuuu-moi doooonkeu quelqueuuues friiiites, j’ai trop la dalle faut que jbouffe quelqueuuu choooose » air de L’amour est enfant de Bohème

Evidemment, tout génie s’entoure immédiatement d’une armée de crétin. Fatal Bazooka et Pascal Obispo n’ont pas perçu la nature métaphénoménologique du message novateur apporté par Diam’s, et se sont fendu d’une médiocre parodie facile et vile, que vous pourrez visionner ci-dessous :

Ca y est, j’ai désormais une flaque entière en dessous de mon siège. Diam’s m’est apparue et m’a montré la voie. Je suis une femme nouvelle. Ma vie a un nouveau sens. Quelle immense artiste…

La voici qui salue son public avec une émotion et une infinie délicatesse, c’est émouvant :

« Si demain ch’fais d’la musique de merde vous s’rez p’u là, alors j’espère k’ch’f'rai toujours d’la bonne musique et qu’on continuera à kiffer ensemble ! ».

Puis, ne contenant plus sa joie et son émotion, c’est la poésie brute qui sourd de sa voix angélique, pour ces quelques mots d’amour pour ses fans : « Merci ! Putain ! MERDE ! »

C’est sur cette déclaration d’amour d’une exquise finesse à son public, que j’arrête là l’hommage rendue à cette Diva des temps modernes.

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De la défécation dans le monde merveilleux de l’entreprise

juin 25, 2009 at 10:57 (Considérations Esthétiques) ()

Shalom, la plèbe !

Je tenais à vous livrer cette expérience personnelle troublante, que je fus amené à faire au détour d’un passage dans les gogs de ma vénérable entreprise, et que j’ai compté à un ami de promotion dans la lettre ci-dessous :

——————————————-

Pour en revenir au vif du sujet (car je sais très bien que vous avez à peine lu les lignes précédentes, puisque vous étiez avide de tomber sur LE passage, celui consacré aux frivolités crasseuses que je ne vais sans doute pas manquer de développer plus bas), voilà la petite considération triviale et immonde que je souhaitais vous faire partager l’autre jour :

Comme je vous l’ai expliqué il y a quelques temps, je me brosse les dents après le repas de midi désormais, afin de m’épargner les œdèmes purulents sous caries, ou encore l’arrachage de molaires et le percement de l’os mandibulaire, car j’en ai soupé (sur une seule dent, j’ai eu tout ça). Or, comme je vous l’avais raconté dans le même message, ce brossage post-déjeuner se fait assez souvent dans une douce ambiance olfactive, feutrée d’odeurs viriles et très personnelles, vu que mes chers collègues s’en vont pour une bonne partie couler un bronze après le repas.

Ce qui arrive fréquemment aussi – et qui s’annonce souvent comme l’imminence d’une note supplémentaire raffinée à cette (déjà complexe et sophistiquée) architecture olfactive –, c’est qu’une personne rentre dans le local des toilettes précisément au moment où je me brosse les dents. Et là, bien souvent, je lis un mélange subtil de détresse et de haine dans ses yeux.

Mais j’y souscris tout à fait, et je les comprends, ces pauvres gens. Ils entrent dans ce local avec en tête la certitude d’un soulagement et d’un plaisir imminent à se délester de leur fardeau. Ils savent qu’inexorablement, dans quelques secondes, ils pourront savourer le plaisir de l’étron coulissant dans le fourreau huilé de leurs muqueuses, la masse compacte et dense de leurs selles glissant harmonieusement hors de leur sphincter, éteignant l’alarme musculaire qui auparavant leur hurlait de toute sa force la nécessité d’aller évacuer tout ça. A ces vibrants trémolos musculaires viendra s’ajouter peu après l’émouvante symphonie des odeurs, mais cette fois-ci des odeurs personnelles, propres ; et je qualifierai quiconque d’infâme menteur, qui prétendrait qu’il n’y a pas quasiment à chaque fois, dans ces rencontres fraternelles avec sa propre odeur intime, un parfum de retrouvailles, d’apaisement, et presque de plaisir…

C’est véritablement un moment très tendre, de joie profonde et de communion solennelle avec son propre corps. Un moment qui convoque d’ailleurs un tel degré d’intimité et de solennité qu’on le vit systématiquement seul. Ce point est l’un des rares dénominateurs commun à toutes les sociétés humaines, peu importe leur degré de civilisation : l’homme est le seul vertébré supérieur de la création qui mange volontiers en communauté mais qui s’isole systématiquement pour déféquer. C’est dire à quel point le désir de communier ainsi seul avec soi-même lors de ce rituel défécatoire est ancré profondément dans nos gênes. La merde, c’est une affaire hautement privée, voilà tout !

Et au lieu de cela, qu’est-ce qu’ils trouvent, en arrivant dans ces chiottes ? Un boulet qui va les empêcher d’être tranquille pendant leur besogne, puisqu’il se brosse les dents et qu’il en a encore vraisemblablement pour plusieurs minutes. C’est tragique et insupportable !

Tragique car cela gâche le plaisir, voilà pourquoi ! Ce qui devrait être une puissante expérience sensorielle et mystique devient l’endroit d’une gêne absolue, d’un sentiment de honte et d’opprobre qui vous prend à la gorge. Au lieu de s’épanouir dans la jouissance du soulagement, on se recroqueville de honte à chaque pet, à chaque plouf, alors que livré à soi-même on en tirerait une sorte de satisfaction virile s’apparentant presque à de la fierté !

La défécation parasitée par la certitude que quelqu’un vous entend, c’est l’exacte transcription négative et douloureuse de ce qui devrait n’être qu’une positivité pure ! Chaque vibrations sonores qui devrait accompagner avec grandeur et puissance le feu d’artifice sensoriel devient une petite lame acide et pointue qui se fiche avec une violence inouïe dans l’ego !

Je le sais, car je l’ai vécu moi aussi. A Louis le Grand, je détestais cette promiscuité dans les gogs de l’internat. C’était à un point tel, que je devais me boucher les oreilles, non pas pour m’épargner les bruits des autres, mais bel et bien pour amoindrir la perception que je pouvais avoir de mes propres bruits, afin de ne plus en concevoir de honte paroxystique.

Alors je les comprends, ces pauvres gens. Moi aussi, sans doute, j’en éprouverais presque de la haine ! Je sympathise avec leur rancœur.

J’ai noté que parfois, certains se la jouent coquette. Ils entrent, ils me voient, ils choisissent une porte et… rien ! Ils ne commenceront rien tant que je ne serai pas parti ! Et bien oui, eux, on ne la leur fait pas ! ;-)

J’ai encore bien rigolé en écrivant ces conneries. Il faut sérieusement que je consulte, là, je fais un blocage sur le caca, c’est manifeste !

> Tiby <

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The Wrestler, un drame social de Ken Loach

juin 25, 2009 at 12:32 (Coup de Pouce, Pop-Corn Movies)

Quand on pense misère humaine, on pense inéluctablement boat-people, kebab et Lucienne, la vieille péripatéticienne édentée qui taille des pipes à cinq euros dans son estafette déglinguée porte Dauphine – la meilleure suceuse de tout l’ouest parisien, après moi.

On oublie néanmoins trop souvent de citer Ken Loach, réalisateur trop méconnu qui est au cinéma ce que Zola est à la littérature. Si son nom revient dans les médias en ce moment, c’est parce que son dernier long métrage en date est à l’affiche : The Wrestler.

The Wrestler, c’est la biopic de Pamela Anderson, sulfureuse pornostar qui, quand elle ne fait pas des cascades avec une moto, une grue et un trans-palettes, met à profit ses généreux flotteurs pour secourir les imprudents nageurs de Malibu Bitch. Ce poignant drame socialo-familialo-professionel aux couleurs ternes et froides se divise en deux parties bien disctinctes : dans la première, on suit les pérégrinations de la belle – teintures, mises en plis, balayages, fitness, bronzage et aerobic. Les vingt premières minutes que dure cette partie sont proprement insoutenables, à tel point que j’ai vu des gens sortir de la salle – le réalisme était tel qu’on pouvait presque sentir les vapeurs d’amoniac et d’eau oxygénée !

Chu trop une bombe platine, Dj ! Fluxus staïle en force !
Chu trop une bombe platine, Dj ! Fluxus staïle en force !

Mais la dureté de ces premiers moments n’est rien comparée à celle du reste du film. Dans la seconde partie, Pamela Anderson, après s’être fait copieusement tabassée par Tommy Lee – elle avait sniffé le dernier rail de coke : normal que Tommy se soit vénère ! – quitte leur mobile home et décide de se mettre au catch dans l’espoir de rendre la monnaie de sa pièce à son batteur de mari.

A partir de là, elle change radicalement et devient presque méconnaissable – faut dire que soulever 200 kilos de fonte tous les jours pendant des heures, ça transforme ! Pour se faire une idée de la transformation, il faudrait imaginer Hulk Hogan faisant de la pub pour Aubade et L’Oréal. Bref. Désormais musclée comme une lanceuse de poids de l’ex RDA, l’anciennement-belle écume les rings locaux de catch où elle marave leur race à toutes ces petites taffioles bodybuildées aux corps huilés aimant s’envoyer en l’air et dans les cordes – car le catch, on dira ce qu’on voudra, ça reste un sport de tarlouzes et d’enculés.

On retiendra de cette partie du film une scène particulièrement dégueulasse dans laquelle Pam a d’abondantes menstrus durant un combat – ce qui n’a pas l’air de déplaire à son adversaire, qui semble être un amateur éclairé de barbelés ( crypto-hommage à Barb Wire ), d’agraffage de tétons et de verre pilé dans l’derche.

En parallèle de sa carrière, elle tente de renouer contact avec sa fille, une brunette gouine aussi imbaisable que la Lucienne suce-mentionnée plus haut. Mais les larmes et la bonne volonté n’effacent pas les blessures infligées par l’absence et le manque d’amour ô combien cruel d’une mère. Alors Pam, qui a compris que sa vie ne se résumait plus qu’au catch, abandonne tout – son boulot de trancheuse de jambon dans un Lidl local et ses visites quotidiennes à Butch Cassidy, la rouquine gogo-danceuse du Nibarbar du coin – et, au péril de sa santé défaillante, s’en va affronter son ultime ennemi sur le ring : l’iranien Ayathollah ( qui en fait s’appelle Bob et vit à Palm Spring ).

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Bancock Dangerous

juin 25, 2009 at 12:20 (Pop-Corn Movies)

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Sa Médiocrité Minor

juin 25, 2009 at 11:50 (Pop-Corn Movies) ()

Il y a des signes qui ne trompent pas, des comportements qui vous mettent irrémédiablement à l’index de la société. La coprophilie est de ceux-là.

Déjà petit je montrais des prédispositions pour cet amour de la matière fécale. Je prenais plaisir à rester des heures entières à macérer dans la même couche souillée. J’hurlais comme un dément si mes parents voulaient me langer. Je tapais des crises de nerfs horribles et interminables au simple contact du talc sur mes fesses salies. J’enrageais rien qu’à l’idée de me vider dans un pot sans pouvoir ensuite sentir ce doux et chaud contact sur mon postérieur.

Quelques années plus tard, je m’amusais avec les déjections canines qui, telles des pierres précieuses, embellissent nos rues si ternes. Je sautais dessus à pieds joints, éclaboussant ainsi les devantures de magasins et les insouciants passants qui étaient à proximité. Je ramassais à mains nues ces exquis petits boudins marrons et les déposais amoureusement dans des boites aux lettres ou sur des paillassons. Il m’arrivait de ramener les plus belles chez moi, enveloppées dans des mouchoirs de soie. Je les conservais alors comme on conserve de Saintes Reliques : pieusement et passionnément. Hélas, ma collection, pas plus que son odeur, n’était du goût de mes parents.
Incompréhensifs, ils décidèrent de m’envoyer chez le psy.

Docteur Bernard. Tel est le nom de l’homme qui a su mettre en mots mon amour immodéré pour la chiasse. Dans son cabinet, je découvrais, ébahi et transi d’une joie nouvelle, les expressions “phase anale”, “plaisir rectal”, “scatologie”, “coprophilie”, “matière fécale”… Au grand dam de mes parents, n’y avait pas de remède à mon mal. Pas de médicaments, pas d’efficacité dans un suivi psychologique. Ils ont donc opté pour les roustes et les mandales. Mais rien n’y faisait : en dépit des coups, je prenais toujours autant de plaisir au contact de la merde.

Les choses se sont accélérées à la puberté. Je découvrais mon attirance pour les garçons, les joies de la sodomie et du relâchement de sphincters lors du coït. En parallèle, je donnais à ma passion une dimension plus intellectuelle : je cherchais dans les livres et les arts ce sujet qui m’était si cher. Je me délectais ainsi des gags scatos de Trainspotting ou Dumb and Dumberer et atteignais l’orgasme en m’enfilant la filmo de Christian Clavier. Je dévorais aussi les œuvres les plus chiatiques de la littérature ( celles de Duras et Péguy en tête ) avant de m’émerveiller du travail de Delvoye.

Je quittai les bancs de l’école à mes dix-huit ans et me mis en chasse d’un boulot. Décidé à faire de ma passion mon gagne pain, j’entrais en apprentissage chez un artisan chocolatier. Celui-ci me renvoya peu après – visiblement, ses clients n’avaient aimé ni mes truffes, ni ma ganache. Je ne désespérais pourtant pas et allais offrir mes services à une entreprise d’entretien de fosses septiques. Hélas, je fus limogé : au lieu de vidanger les fosses, je faisais remonter leur contenu dans les diverses tuyauteries, ce qui, vous vous en doutez, donnait lieu à certains désagréments pour les clients.

C’est au moment où je commençais à douter de moi que j’eus LA révélation ! Assis dans un confortable fauteuil d’une salle du Gaumont Parnasse, regardant avec émerveillement la toile sur laquelle était projeté Sa Majesté Minor, je sus enfin qu’on pouvait faire de la merde et en tirer un substantiel profit. Je sais donc maintenant ce que je veux faire comme métier. Je veux faire Jean-Jacques Annaud !

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Hallam Foe

juin 25, 2009 at 11:23 (Ciné-Queer)

Youhou les queutards !

Hallam Foe est un film sorti en toute confidentialité il y a de celà quelques semaines. De facto, ça ne m’étonnerait pas que vous n’en ayez jamais entendu parler. Vu l’heure tardive et la qualité somme toute relative du film, je ne vais pas vous pondre une paracha.

Sachez que l’intérêt du film n’est ni son histoire moyennement funky ( un post ado à la psyché bien destroyed qui tente de faire le deuil de sa mère en accusant sa belle daronne d’avoir buté sa génitrice tout en entrant dans le monde du travail et en découvrant les joies du sexe ( en gros )) ni sa réalisation éculée jusqu’à la moelle. Non, l’intérêt de ce long métrage, c’est Jamie Bell.

Lui et uniquement lui.
Jamie Bell et sa jolie petite gueule so british, Jamie et son torse imberbe bien foutu et, enfin, le joli petit cul de Jamie Bell. Le gus est beau mec et même s’il ne transpire pas l’appel au viol comme dans Jumper, il faut reconnaitre qu’il en tient toujours une sacrée couche niveau tronchabilité. Les quelques fois où il apparaît à moitié à oilpé sont autant de moments de grâce dans ce film par ailleurs trop maussade ( Hallam Foe n’est clairement pas un film publicitaire sponsorisé par l’office de toursime de Glasgow ! ).

A côté de lui, y’a le personnage d’Alasdair, joué par Jamie Sives.
Le gus a le rôle du “méchant” collège pas sympa qui tringle la donz que Jamie prend pour sa mère mais qu’il saute quand même ( j’ai spoiiiiilé !!! ). Lui ne brille que par son sex-appeal de brutasse épaisse pour qui Tiby veut bien, je cite, “devenir un gouffre béant”. Faut reconnaitre que lui aussi est ‘achement fuckable ( si tu veux des photos, google est ton ami ! ).

Vous l’aurez compris, ce film n’est à voir que si : 1/ vous aimez la bite et les beaux mecs, 2/ si vous êtes fan inconditionnel de Jamie Bell ( ce qui ne va pas sans le 1 ) et 3/ si vous aimez le cinéma péteux encensé dans Télérama ( ce qui peut être indépendant du 1 et du 2 ). Si vous ne remplissez pas au moins une de ces conditions, passez votre chemin ( et allez voir Voyage au centre de l’anus )

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Les Quatre Fantastiques font du surf

juin 25, 2009 at 10:40 (Pop-Corn Movies)

Il était une fois trois filles superbes qui avaient décidées de s’engager dans la police… mais on les avait cantonnées dans des travaux bien peu passionnants. Alors moi, Charlie…

Erf.. non, c’est pas ça.

Les deux font la loi alors ? Non plus.
Les trois frères ? Euh… non.
Le club des cinq ? Toujours pas.
Les sept samouraïs ? Encore moins.
Les douze salopards ? Sûrement pas…

Ce ne serait pas… Les Quatre Fantastiques font du surf tout de même ? Et siiiiii !

Ô joie ! Je vais vous parler de l’adaptation du célèbre comics de Marvel. Le second opus des aventures de Mr Fantastic, de la Femme Invisible, de la Torche et de la Chose vient – enfin ! – de sortir en salles. Le premier avait été une réussite sans pareille – sans conteste la meilleure adaptation de comics, loin devant Sin City et les Batman de Burton – et le second est encore plus… fantastique ! A tous les niveaux. Il enterre non seulement le premier épisode mais aussi toutes les productions actuelles – et celles des cinq dernières années.

L’histoire, si tant est qu’on puisse la résumer sans en dénaturer la complexe intelligence, est à peu près celle-ci : les 4 Fantastiques sont les héros adorés de l’Amérique mais aussi des restes du monde. Le mariage de Reed Richards et Sue Storm est attendu par la terre entière. Seulement des phénomènes étranges se produisent un peu partout sur le globe : il neige en Egypte, la mer du Japon est gelée, des villes entières sont privées d’électricité et des cratères apparaissent dans différentes régions, de l’Allemagne à l’Alaska. La cause de ces troubles ? Un mystérieux être argenté qui surfe… L’armée fait appel aux 4 Fantastiques pour comprendre la situation et mettre un terme à ces dérèglements. Mais les choses se compliquent lorsque leur ennemi juré, Fatalis, refait surface. S’ils veulent sauver leur planète, il faudra à nos héros mettre de côté leur haine et s’allier à Fatalis…

Maintenant que jai le Livre des Ombres, je vais tuer les soeurs Halliwell...

Maintenant que j'ai le Livre des Ombres, je vais tuer les soeurs Halliwell...

Je ne vous en dis pas davantage car je ne veux pas vous gâcher les nombreux rebondissements et autres incroyables mésaventures qui jalonnent le film.

Au-delà de l’indicible densité de l’histoire, ce qui émerveille surtout, c’est la beauté de la réalisation ! Visuellement, on approche de la perfection cinématographique. Si vous voulez vous faire une idée du génie de Tim Story, le réalisateur, il vous faut imaginer ce que pourrait donner la fusion des talents des grands maîtres du septième art : l’exubérance baroque de Welles, la méticulosité d’une composition photographique de Visconti, l’ingéniosité de cadreur et monteur d’Hitchcock et la subtilité narrative de Mankiewicz. Vous visualisez un peu ? Et bien dites-vous que vous êtes encore à des parsecs de la maestria de Story ! Et je ne vous parle même pas de l’extraordinaire travail de post-production… Tout simplement magnifique – et inégalé.

Fight fire with silver...

Fight fire with silver...

L’histoire ne serait sans doute pas ce qu’elle est sans une brillante équipe de scénaristes et dialoguistes ! A ce niveau là, c’est tout bonnement jouissif. Les répliques au taquet, les dialogues finement ciselés, l’époustouflante concision des propos… Si vous aimez Audiard ou Guitry, vous allez vous régaler !

Les personnages ?! Ils ont pris de la bouteille et leur évolution est plus que tangible. L’équipe s’est soudée, les personnalités se sont davantage affirmées, les dissensions appartiennent au passé et chaque héros – et derrière le costume moulant, l’individu – a pris de l’envergure, a gagné en profondeur, en maturité pour au final offrir au spectateur ce qu’il attend d’un super-héros : un personnage consistant, attachant, avec ses forces et ses failles. Un héros plus humain, en somme. Mais ceci aurait été impossible sans le concours des scénaristes ( merci à eux d’avoir exploité le potentiel émotionnel des personnages ! ) et surtout des talentueux acteurs. Alba, Evans, Chiklis, Gruffudd et MacMahon font honneur à la profession et s’imposent désormais comme des acteurs incontournables – leur professeur à l’Actors Studio, D. Caruso, peut être fier d’eux ! Même Doug Jones est parfait dans son rôles de Surfer – ceci dit, je me demande quand on le verra sans maquillage / prothèses. Un acteur aussi doué que lui ne devrait pas se cantonner à des personnages sans visages ( Abe dans Hellboy, Pan et Pale Man dans le dernier film de Del Toro ). Espérons que son prochain rôle ne soit pas celui de l’homme invisible…

On vient de sauver la planète et on se la pète...

On vient de sauver la planète et on se la pète...


Un petit mot sur la superbe partition signée John Ottman et qui participe à la beauté du film. Envolées lyriques, violons enchanteurs pour moments feutrés, riffing imparable et entraînant pour les stupéfiantes scènes d’action… tout y est. Il faut dire que l’homme a de l’expérience. C’est lui qui a composé les OST de chefs-d’œuvres tel que le premier épisode des 4 Fantastiques, de Superman Returns, de Lake Placid, de La Maison de Cire, de Cellular ou encore de X-Men 2. On oubliera aisément sa participation à des navets comme Un élève doué, The Usual Suspects ou encore Kiss Kiss Bang Bang.

Mais le plus beau reste, j’en suis convaincu, la morale péremptoire que l’on peut tirer du film : nous avons toujours le choix. Toujours. Quelles que soient les situations, qu’importent les aléas, les tragédies, les impératifs et la volonté : nous avons toujours le choix de faire le bien et de défendre les valeurs que sont l’amitié, la solidarité, l’entre-aide, le don de soi, l’abnégation, le sacrifice… Et ce n’est pas le Surfer d’Argent – véritable figure christique – qui me fera mentir…

Les Quatre Fantastiques font du surf est sans nul doute l’un des plus beaux films qu’il m’ait été donné de voir. Assurément un chef d’œuvre amené à devenir un cas d’école, un classique. Je n’avais pas vibré comme ça au cinéma depuis… Shinobi - au moins.

Une merveille absolue !

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Paranoïak

juin 25, 2009 at 10:24 (Pop-Corn Movies)

Mon premier est un militaire.
Mon second une forme de théâtre nippon.
Mon troisième un bovidé très velu.

Mon tout est un film bien pourrave signé CJ Caruso.

Paranoïak ! Et oui !

Bon, comme le film n’en vaut pas la peine, je ne vais pas m’éterniser.

Le pitch est simple : un gamin de richard se retrouve en résidence surveillée pour avoir mandalé un prof. Pas top kawai mais ça vaut mieux que la zonzon. Le truc, c’est que le ptit Kale – c’est son prénom – s’emmerde très vite dans sa chambre de 80 m² : Xbox, Ipod, TV sur écran géant, goinfrage et pionçage. Ouais, la vie est dure pour les braves. L’oisiveté est mère de tous les vices, dit-on. Et ça se vérifie ici : Kale, lassé de sa trépidante incarcération se met à espionner son voisinage : le couple adultère de la maison d’en face, les gamins d’à côté qui mattent des films X, sa charmante voisine – Ashley-la-future-pornostar – qui vient d’emménager et surtout le très taciturne Mr Turner, qu’il soupçonne d’être un… serial killer ! Un quoi ? Un serial killer ! Un tueur en série ! Aaaah un serial killer ! Le hic, c’est que personne veut le croire – enfin au début. Mais là où ça commence vraiment à sentir le moisi, c’est quand Mr Turner se rend compte qu’il est épié par le ptit merdeux et ses deux potes… Too baaad !

Bon, j’vous en dis pas plus ( puis y’a pas grand-chose à dire vu que le peu d’intrigue qu’il y a part vite en eau de boudin ).

Donc dans les grandes lignes :

Une réalisation bidon et trop léchée. J’aurais préféré quelque chose de beaucoup plus sombre, de plus angoissant, de plus étouffant. L’idée du semi huis clos aurait pu être mieux rendue à l’écran ( surtout pour la scène finale dans la maison de Turner ). Enfin bon…

L’histoire met beaucoup de temps avant de décoller pour ensuite adopter une vitesse de croisière digne de celle d’un gastéropode sous morphine. C’est lent, pour ne pas dire que ça se traîne le cul. Beaucoup de fioritures, des dialogues d’une vacuité sans nom ( « oh non ! où est mon ipod ?! » ) et des situations qu’on voit venir gros comme une maison.

Les acteurs ? Mouahaha ! Le pauvre Shia Labeouf n’as qu’un seul mérite : avoir un joli petit cul ( cf. Bobby d’Emilio Estevez ). Hélas, il ne le montre pas dans ce film. Carrie-Anne Moss ? Elle est transparente comme pas possible ( alors qu’elle était pas mal dans Fido et bien dans Snow Cake… ). En fait, le seul à sauver un peu les meubles, ben c’est David Morse. Faut dire que le gus a non seulement une gueule mais aussi le charisme nécessaire à l’incarnation de tout vrai méchant. C’est vraiment le seul bon élément du film ( avec la Mustang 60′ ).

Je pourrais continuer encore longtemps en vous disant tout le mal que je pense de la bande son, de la débilité de l’ensemble du film ou encore de la peinture caricaturale que fait Caruso des petites banlieues tranquilles…

Je vais conclure ainsi : Caruso a signé là une belle petite daube pour teenagers en mal de ( fausses ) sensations fortes. Ce n’est ni violent, ni drôle, ni effrayant, ni captivant. Juste mortellement chiant. Donc si vous voulez passer un bon moment au cinéma, allez voir Boarding Gate ou le docu de Julien Temple sur Joooooooe Strummer !

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Shinobi

juin 25, 2009 at 10:13 (Pop-Corn Movies)

Yo les gens !

Ca faisait un petit moment que je n’avais pas rédigé de chronique de film pour et-alors. Vous en étiez démoralisés, déprimés et en dépit des nombreuses boites de canigou ingurgitées, vous aviez toujours le regard vitreux et le poil terne. Mais voila qu’aujourd’hui je reposte une chro : votre regard s’illumine et vous remuez la queue !

Enfin ne la remuez pas trop car je vais vous parler d’un film qui ne vaut franchement pas le détour : Shinobi.

Shinobi est l’adaptation d’un roman de feu Yamada Fûtaro, célèbre écrivain japonais. Une partie de son œuvre a été adaptée en mangas, en séries, en animes et en films ( si si, c’est vrai, je l’ai lu sur le site officiel du film ). J’ajoute que le film Shinobi a été réalisé par Ten Shimoyama – non, moi non plus je ne le connais pas. Pis tant que j’en suis à donner des infos, sachez que le film est sorti le 16 mai, qu’il dure 1 heure 45, qu’il est distribué par Eurozoom, et qu’on peut le voir dans… 32 salles en France ! \o/

Voila. C’était la partie chiante de la chro.
Maintenant, place au film !

Japon, 1614. Le super shogun de l’époque a réussi à unifier et pacifier le pays. Il en est super content mais y’a un truc qui l’emmerde quand même un peu : deux villages d’irréductibles gau… shinobi ( des supers ninjas aux supers pouvoirs ) demeurent une menace potentielle pour la tranquillité du pays. D’un côté, il y a le clan Koga, de l’autre, le clan Iga. Il va de soi que les deux se vouent une haine sans limite depuis des siècles, ce qui va arranger les plans de notre super shogun pour éradiquer une fois pour toutes les shinobi… Il ordonne donc aux chefs des deux clans de choisir cinq de leurs meilleurs combattants pour un affrontement à mort qui tue. Pendant ce temps là, les armées de sa fourbe excellence iront détruire les villages des shinobi…

Cette histoire de combat réjouit un max les deux clans qui vont pouvoir se foutre sur la gueule avec la bénédiction du shogun. Seulement y’a une couille dans le potage pour Oboro ( leader du clan Iga ) et Gennosuke ( leader du clan Koga ) : ils sont amoureux ! ( j’te jure ! ) C’est un peu comme Roméo et Juliette, tu vois : « on s’aime trop d’amour fou mais nos clans se détestent grave ». Les deux tourtereaux sont donc divisés entre leurs devoirs de guerrier et leur amour impossible… Too bad.

- Je t’aime, Oboro - Tu m’étrangles, ducon !

Gennosuke – qui ressemble étrangement à un punk en poncho – ne l’entend pas de cette oreille : il ne veut tuer personne, refuse cet affrontement absurde et se met en route pour la ville de Sumpu, là où réside le shogun en espérant, con qu’il est, avoir des explications. Au passage, faut que je vous dise : Gennosuke, c’est un peu une fillette au milieu des assassins. Bref. Il part donc avec sa clique de shinobi mais avant, il envoie un sms à Oboro pour lui dire que tout ça c’est pas très kawai et que si elle veut, elle peut l’accompagner à Sumpu. Le hic, c’est que les potes d’Oboro, ben eux, ils ont méchamment envie d’en découdre donc quand ils se mettent en route pour Sumpu, c’est pour nikéleurmair aux Kogas. A partir de là, ça va salement shlaguer !

Là, ça ne se voit pas mais Gen’ est vraiment très énervé. Imaginez un peu comment il est quand il est super furax…

La suite, on la devine aisément : les potes d’Oboro et de Gennosuke s’entre-tuent et les deux zamoureux nous font un mauvais remake de la célèbre pièce de Willy…

Voila grosso merdo l’histoire du film.

Niveau réalisation, c’est plutôt moyen. Y a du bon et du moins bon. A ce que j’ai compris, le gus qui tient la caméra vient du milieu de la pub et je dois dire que ça se ressent assez à certains moments du film : cadrages léchés, compositions bien agencées, couleurs travaillées, mouvements dynamiques… Ca, c’est le bon côté de la réal’. Le mauvais, c’est celui des plans séquences loupés, des scènes de guerre et de baston ( ce qui est con vu que ça compose la moitié du film ). A ce niveau là, c’est sacrément brouillon – le parti pris du plan serré gâche le plaisir qu’auraient pu susciter certains combats. D’autres affrontements sont ratés parce qu’au contraire, le plan trop large / lointain ne permet pas d’apprécier la chorégraphie. L’épisode de la destruction des villages par l’armée est quant à elle totalement foirée : ça explose de partout et… c’est tout ! Le pire, c’est que la pyrotechnie est des plus risibles… Bref. Très moyen à ce niveau là.

Shinobi, ce n’est pas qu’un festival d’huîtres. C’est aussi des cascades énormes et dangereuses ! Ici, un roulé-boulé dans les feuilles.

Avant de parler des personnages et d’acting, une parenthèse sur les fx : c’est über nazbroque et top chiatique !
Qu’il s’agisse de la course de chevaux passée en lecture accélérée, du nuage de papillons, de la falaise en carton-pâte, du ravin en map-painting lors de la discussion entre Oboro et Gen’, de la décapitation de Hyoma, du combat de Gen’ contre l’armée etc., c’est vraiment mauvais – mais pas assez pour qu’on puisse en rire, hélas.

Concernant les personnages, je dois dire que là, c’est pas trop mauvais. C’est peut-être même le seul point positif. Le film offre une galerie assez sympa de guerriers et les techniques de combats sont plutôt imaginatives. Bien sûr, on ne peut pas ne pas penser aux X-men mais il y a de l’idée : le bourrin croisé entre un homme des cavernes et Wolverine, la femme-poison, le robin des bois avec ses chaînes et coutelas, le psycho tentaculaire, Oboro et son regard meurtrier… Tout ceci est plutôt sympathique et aurait gagné à être développé et davantage mis en avant.

Pour finir, les acteurs… enfin je ne sais pas si on peut les appeler comme ça. Huîtres ou moules conviendrait plus je crois. Exception faite de David Caruso ( mais lui il est hors catégorie ) et d’un documentaire du commandant Cousteau, je n’ai jamais vu de pareils mollusque à l’écran ! C’est hallucinant de voir à quel point ces gens là sont inexpressifs ! On notera toutefois la présence de Tak Sakaguchi au casting ( il “interprète” Yashamaru ) : après le nanar Versus, l’ultime guerrier, ce mec semble enchaîner avec les mauvais films…

Voila, je crois que c’est tout.

Conclusion :  si tu as 12 ans, que tu aimes Naruto, les ninjas qui courent sur les murs et font des bonds de 35 mètres, les jeux vidéos du genre Soul Calibure, les crustacés, les films japonais mal doublés, les histoires d’amours impossibles et troooooop tristes, alors tu vas grave kiffer ta race en allant voir Shinobi. Sinon, tu iras voir Irina Palm ou La Faille

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