The Wrestler, un drame social de Ken Loach
Quand on pense misère humaine, on pense inéluctablement boat-people, kebab et Lucienne, la vieille péripatéticienne édentée qui taille des pipes à cinq euros dans son estafette déglinguée porte Dauphine – la meilleure suceuse de tout l’ouest parisien, après moi.
On oublie néanmoins trop souvent de citer Ken Loach, réalisateur trop méconnu qui est au cinéma ce que Zola est à la littérature. Si son nom revient dans les médias en ce moment, c’est parce que son dernier long métrage en date est à l’affiche : The Wrestler.
The Wrestler, c’est la biopic de Pamela Anderson, sulfureuse pornostar qui, quand elle ne fait pas des cascades avec une moto, une grue et un trans-palettes, met à profit ses généreux flotteurs pour secourir les imprudents nageurs de Malibu Bitch. Ce poignant drame socialo-familialo-professionel aux couleurs ternes et froides se divise en deux parties bien disctinctes : dans la première, on suit les pérégrinations de la belle – teintures, mises en plis, balayages, fitness, bronzage et aerobic. Les vingt premières minutes que dure cette partie sont proprement insoutenables, à tel point que j’ai vu des gens sortir de la salle – le réalisme était tel qu’on pouvait presque sentir les vapeurs d’amoniac et d’eau oxygénée !

- Chu trop une bombe platine, Dj ! Fluxus staïle en force !
Mais la dureté de ces premiers moments n’est rien comparée à celle du reste du film. Dans la seconde partie, Pamela Anderson, après s’être fait copieusement tabassée par Tommy Lee – elle avait sniffé le dernier rail de coke : normal que Tommy se soit vénère ! – quitte leur mobile home et décide de se mettre au catch dans l’espoir de rendre la monnaie de sa pièce à son batteur de mari.
A partir de là, elle change radicalement et devient presque méconnaissable – faut dire que soulever 200 kilos de fonte tous les jours pendant des heures, ça transforme ! Pour se faire une idée de la transformation, il faudrait imaginer Hulk Hogan faisant de la pub pour Aubade et L’Oréal. Bref. Désormais musclée comme une lanceuse de poids de l’ex RDA, l’anciennement-belle écume les rings locaux de catch où elle marave leur race à toutes ces petites taffioles bodybuildées aux corps huilés aimant s’envoyer en l’air et dans les cordes – car le catch, on dira ce qu’on voudra, ça reste un sport de tarlouzes et d’enculés.
On retiendra de cette partie du film une scène particulièrement dégueulasse dans laquelle Pam a d’abondantes menstrus durant un combat – ce qui n’a pas l’air de déplaire à son adversaire, qui semble être un amateur éclairé de barbelés ( crypto-hommage à Barb Wire ), d’agraffage de tétons et de verre pilé dans l’derche.
En parallèle de sa carrière, elle tente de renouer contact avec sa fille, une brunette gouine aussi imbaisable que la Lucienne suce-mentionnée plus haut. Mais les larmes et la bonne volonté n’effacent pas les blessures infligées par l’absence et le manque d’amour ô combien cruel d’une mère. Alors Pam, qui a compris que sa vie ne se résumait plus qu’au catch, abandonne tout – son boulot de trancheuse de jambon dans un Lidl local et ses visites quotidiennes à Butch Cassidy, la rouquine gogo-danceuse du Nibarbar du coin – et, au péril de sa santé défaillante, s’en va affronter son ultime ennemi sur le ring : l’iranien Ayathollah ( qui en fait s’appelle Bob et vit à Palm Spring ).
Sa Médiocrité Minor
Il y a des signes qui ne trompent pas, des comportements qui vous mettent irrémédiablement à l’index de la société. La coprophilie est de ceux-là.
Déjà petit je montrais des prédispositions pour cet amour de la matière fécale. Je prenais plaisir à rester des heures entières à macérer dans la même couche souillée. J’hurlais comme un dément si mes parents voulaient me langer. Je tapais des crises de nerfs horribles et interminables au simple contact du talc sur mes fesses salies. J’enrageais rien qu’à l’idée de me vider dans un pot sans pouvoir ensuite sentir ce doux et chaud contact sur mon postérieur.
Quelques années plus tard, je m’amusais avec les déjections canines qui, telles des pierres précieuses, embellissent nos rues si ternes. Je sautais dessus à pieds joints, éclaboussant ainsi les devantures de magasins et les insouciants passants qui étaient à proximité. Je ramassais à mains nues ces exquis petits boudins marrons et les déposais amoureusement dans des boites aux lettres ou sur des paillassons. Il m’arrivait de ramener les plus belles chez moi, enveloppées dans des mouchoirs de soie. Je les conservais alors comme on conserve de Saintes Reliques : pieusement et passionnément. Hélas, ma collection, pas plus que son odeur, n’était du goût de mes parents.
Incompréhensifs, ils décidèrent de m’envoyer chez le psy.
Docteur Bernard. Tel est le nom de l’homme qui a su mettre en mots mon amour immodéré pour la chiasse. Dans son cabinet, je découvrais, ébahi et transi d’une joie nouvelle, les expressions “phase anale”, “plaisir rectal”, “scatologie”, “coprophilie”, “matière fécale”… Au grand dam de mes parents, n’y avait pas de remède à mon mal. Pas de médicaments, pas d’efficacité dans un suivi psychologique. Ils ont donc opté pour les roustes et les mandales. Mais rien n’y faisait : en dépit des coups, je prenais toujours autant de plaisir au contact de la merde.
Les choses se sont accélérées à la puberté. Je découvrais mon attirance pour les garçons, les joies de la sodomie et du relâchement de sphincters lors du coït. En parallèle, je donnais à ma passion une dimension plus intellectuelle : je cherchais dans les livres et les arts ce sujet qui m’était si cher. Je me délectais ainsi des gags scatos de Trainspotting ou Dumb and Dumberer et atteignais l’orgasme en m’enfilant la filmo de Christian Clavier. Je dévorais aussi les œuvres les plus chiatiques de la littérature ( celles de Duras et Péguy en tête ) avant de m’émerveiller du travail de Delvoye.
Je quittai les bancs de l’école à mes dix-huit ans et me mis en chasse d’un boulot. Décidé à faire de ma passion mon gagne pain, j’entrais en apprentissage chez un artisan chocolatier. Celui-ci me renvoya peu après – visiblement, ses clients n’avaient aimé ni mes truffes, ni ma ganache. Je ne désespérais pourtant pas et allais offrir mes services à une entreprise d’entretien de fosses septiques. Hélas, je fus limogé : au lieu de vidanger les fosses, je faisais remonter leur contenu dans les diverses tuyauteries, ce qui, vous vous en doutez, donnait lieu à certains désagréments pour les clients.
C’est au moment où je commençais à douter de moi que j’eus LA révélation ! Assis dans un confortable fauteuil d’une salle du Gaumont Parnasse, regardant avec émerveillement la toile sur laquelle était projeté Sa Majesté Minor, je sus enfin qu’on pouvait faire de la merde et en tirer un substantiel profit. Je sais donc maintenant ce que je veux faire comme métier. Je veux faire Jean-Jacques Annaud !
Hallam Foe
Youhou les queutards !
Hallam Foe est un film sorti en toute confidentialité il y a de celà quelques semaines. De facto, ça ne m’étonnerait pas que vous n’en ayez jamais entendu parler. Vu l’heure tardive et la qualité somme toute relative du film, je ne vais pas vous pondre une paracha.
Sachez que l’intérêt du film n’est ni son histoire moyennement funky ( un post ado à la psyché bien destroyed qui tente de faire le deuil de sa mère en accusant sa belle daronne d’avoir buté sa génitrice tout en entrant dans le monde du travail et en découvrant les joies du sexe ( en gros )) ni sa réalisation éculée jusqu’à la moelle. Non, l’intérêt de ce long métrage, c’est Jamie Bell.

Lui et uniquement lui.
Jamie Bell et sa jolie petite gueule so british, Jamie et son torse imberbe bien foutu et, enfin, le joli petit cul de Jamie Bell. Le gus est beau mec et même s’il ne transpire pas l’appel au viol comme dans Jumper, il faut reconnaitre qu’il en tient toujours une sacrée couche niveau tronchabilité. Les quelques fois où il apparaît à moitié à oilpé sont autant de moments de grâce dans ce film par ailleurs trop maussade ( Hallam Foe n’est clairement pas un film publicitaire sponsorisé par l’office de toursime de Glasgow ! ).

A côté de lui, y’a le personnage d’Alasdair, joué par Jamie Sives.
Le gus a le rôle du “méchant” collège pas sympa qui tringle la donz que Jamie prend pour sa mère mais qu’il saute quand même ( j’ai spoiiiiilé !!! ). Lui ne brille que par son sex-appeal de brutasse épaisse pour qui Tiby veut bien, je cite, “devenir un gouffre béant”. Faut reconnaitre que lui aussi est ‘achement fuckable ( si tu veux des photos, google est ton ami ! ).
Vous l’aurez compris, ce film n’est à voir que si : 1/ vous aimez la bite et les beaux mecs, 2/ si vous êtes fan inconditionnel de Jamie Bell ( ce qui ne va pas sans le 1 ) et 3/ si vous aimez le cinéma péteux encensé dans Télérama ( ce qui peut être indépendant du 1 et du 2 ). Si vous ne remplissez pas au moins une de ces conditions, passez votre chemin ( et allez voir Voyage au centre de l’anus )
Les Quatre Fantastiques font du surf
Il était une fois trois filles superbes qui avaient décidées de s’engager dans la police… mais on les avait cantonnées dans des travaux bien peu passionnants. Alors moi, Charlie…
Erf.. non, c’est pas ça.
Les deux font la loi alors ? Non plus.
Les trois frères ? Euh… non.
Le club des cinq ? Toujours pas.
Les sept samouraïs ? Encore moins.
Les douze salopards ? Sûrement pas…
Ce ne serait pas… Les Quatre Fantastiques font du surf tout de même ? Et siiiiii !
Ô joie ! Je vais vous parler de l’adaptation du célèbre comics de Marvel. Le second opus des aventures de Mr Fantastic, de la Femme Invisible, de la Torche et de la Chose vient – enfin ! – de sortir en salles. Le premier avait été une réussite sans pareille – sans conteste la meilleure adaptation de comics, loin devant Sin City et les Batman de Burton – et le second est encore plus… fantastique ! A tous les niveaux. Il enterre non seulement le premier épisode mais aussi toutes les productions actuelles – et celles des cinq dernières années.
L’histoire, si tant est qu’on puisse la résumer sans en dénaturer la complexe intelligence, est à peu près celle-ci : les 4 Fantastiques sont les héros adorés de l’Amérique mais aussi des restes du monde. Le mariage de Reed Richards et Sue Storm est attendu par la terre entière. Seulement des phénomènes étranges se produisent un peu partout sur le globe : il neige en Egypte, la mer du Japon est gelée, des villes entières sont privées d’électricité et des cratères apparaissent dans différentes régions, de l’Allemagne à l’Alaska. La cause de ces troubles ? Un mystérieux être argenté qui surfe… L’armée fait appel aux 4 Fantastiques pour comprendre la situation et mettre un terme à ces dérèglements. Mais les choses se compliquent lorsque leur ennemi juré, Fatalis, refait surface. S’ils veulent sauver leur planète, il faudra à nos héros mettre de côté leur haine et s’allier à Fatalis…

Maintenant que j'ai le Livre des Ombres, je vais tuer les soeurs Halliwell...
Je ne vous en dis pas davantage car je ne veux pas vous gâcher les nombreux rebondissements et autres incroyables mésaventures qui jalonnent le film.
Au-delà de l’indicible densité de l’histoire, ce qui émerveille surtout, c’est la beauté de la réalisation ! Visuellement, on approche de la perfection cinématographique. Si vous voulez vous faire une idée du génie de Tim Story, le réalisateur, il vous faut imaginer ce que pourrait donner la fusion des talents des grands maîtres du septième art : l’exubérance baroque de Welles, la méticulosité d’une composition photographique de Visconti, l’ingéniosité de cadreur et monteur d’Hitchcock et la subtilité narrative de Mankiewicz. Vous visualisez un peu ? Et bien dites-vous que vous êtes encore à des parsecs de la maestria de Story ! Et je ne vous parle même pas de l’extraordinaire travail de post-production… Tout simplement magnifique – et inégalé.

Fight fire with silver...
L’histoire ne serait sans doute pas ce qu’elle est sans une brillante équipe de scénaristes et dialoguistes ! A ce niveau là, c’est tout bonnement jouissif. Les répliques au taquet, les dialogues finement ciselés, l’époustouflante concision des propos… Si vous aimez Audiard ou Guitry, vous allez vous régaler !
Les personnages ?! Ils ont pris de la bouteille et leur évolution est plus que tangible. L’équipe s’est soudée, les personnalités se sont davantage affirmées, les dissensions appartiennent au passé et chaque héros – et derrière le costume moulant, l’individu – a pris de l’envergure, a gagné en profondeur, en maturité pour au final offrir au spectateur ce qu’il attend d’un super-héros : un personnage consistant, attachant, avec ses forces et ses failles. Un héros plus humain, en somme. Mais ceci aurait été impossible sans le concours des scénaristes ( merci à eux d’avoir exploité le potentiel émotionnel des personnages ! ) et surtout des talentueux acteurs. Alba, Evans, Chiklis, Gruffudd et MacMahon font honneur à la profession et s’imposent désormais comme des acteurs incontournables – leur professeur à l’Actors Studio, D. Caruso, peut être fier d’eux ! Même Doug Jones est parfait dans son rôles de Surfer – ceci dit, je me demande quand on le verra sans maquillage / prothèses. Un acteur aussi doué que lui ne devrait pas se cantonner à des personnages sans visages ( Abe dans Hellboy, Pan et Pale Man dans le dernier film de Del Toro ). Espérons que son prochain rôle ne soit pas celui de l’homme invisible…

On vient de sauver la planète et on se la pète...
Un petit mot sur la superbe partition signée John Ottman et qui participe à la beauté du film. Envolées lyriques, violons enchanteurs pour moments feutrés, riffing imparable et entraînant pour les stupéfiantes scènes d’action… tout y est. Il faut dire que l’homme a de l’expérience. C’est lui qui a composé les OST de chefs-d’œuvres tel que le premier épisode des 4 Fantastiques, de Superman Returns, de Lake Placid, de La Maison de Cire, de Cellular ou encore de X-Men 2. On oubliera aisément sa participation à des navets comme Un élève doué, The Usual Suspects ou encore Kiss Kiss Bang Bang.
Mais le plus beau reste, j’en suis convaincu, la morale péremptoire que l’on peut tirer du film : nous avons toujours le choix. Toujours. Quelles que soient les situations, qu’importent les aléas, les tragédies, les impératifs et la volonté : nous avons toujours le choix de faire le bien et de défendre les valeurs que sont l’amitié, la solidarité, l’entre-aide, le don de soi, l’abnégation, le sacrifice… Et ce n’est pas le Surfer d’Argent – véritable figure christique – qui me fera mentir…
Les Quatre Fantastiques font du surf est sans nul doute l’un des plus beaux films qu’il m’ait été donné de voir. Assurément un chef d’œuvre amené à devenir un cas d’école, un classique. Je n’avais pas vibré comme ça au cinéma depuis… Shinobi - au moins.
Une merveille absolue !
Paranoïak
Mon premier est un militaire.
Mon second une forme de théâtre nippon.
Mon troisième un bovidé très velu.
Mon tout est un film bien pourrave signé CJ Caruso.
Paranoïak ! Et oui !

Bon, comme le film n’en vaut pas la peine, je ne vais pas m’éterniser.
Le pitch est simple : un gamin de richard se retrouve en résidence surveillée pour avoir mandalé un prof. Pas top kawai mais ça vaut mieux que la zonzon. Le truc, c’est que le ptit Kale – c’est son prénom – s’emmerde très vite dans sa chambre de 80 m² : Xbox, Ipod, TV sur écran géant, goinfrage et pionçage. Ouais, la vie est dure pour les braves. L’oisiveté est mère de tous les vices, dit-on. Et ça se vérifie ici : Kale, lassé de sa trépidante incarcération se met à espionner son voisinage : le couple adultère de la maison d’en face, les gamins d’à côté qui mattent des films X, sa charmante voisine – Ashley-la-future-pornostar – qui vient d’emménager et surtout le très taciturne Mr Turner, qu’il soupçonne d’être un… serial killer ! Un quoi ? Un serial killer ! Un tueur en série ! Aaaah un serial killer ! Le hic, c’est que personne veut le croire – enfin au début. Mais là où ça commence vraiment à sentir le moisi, c’est quand Mr Turner se rend compte qu’il est épié par le ptit merdeux et ses deux potes… Too baaad !
Bon, j’vous en dis pas plus ( puis y’a pas grand-chose à dire vu que le peu d’intrigue qu’il y a part vite en eau de boudin ).
Donc dans les grandes lignes :
Une réalisation bidon et trop léchée. J’aurais préféré quelque chose de beaucoup plus sombre, de plus angoissant, de plus étouffant. L’idée du semi huis clos aurait pu être mieux rendue à l’écran ( surtout pour la scène finale dans la maison de Turner ). Enfin bon…
L’histoire met beaucoup de temps avant de décoller pour ensuite adopter une vitesse de croisière digne de celle d’un gastéropode sous morphine. C’est lent, pour ne pas dire que ça se traîne le cul. Beaucoup de fioritures, des dialogues d’une vacuité sans nom ( « oh non ! où est mon ipod ?! » ) et des situations qu’on voit venir gros comme une maison.
Les acteurs ? Mouahaha ! Le pauvre Shia Labeouf n’as qu’un seul mérite : avoir un joli petit cul ( cf. Bobby d’Emilio Estevez ). Hélas, il ne le montre pas dans ce film. Carrie-Anne Moss ? Elle est transparente comme pas possible ( alors qu’elle était pas mal dans Fido et bien dans Snow Cake… ). En fait, le seul à sauver un peu les meubles, ben c’est David Morse. Faut dire que le gus a non seulement une gueule mais aussi le charisme nécessaire à l’incarnation de tout vrai méchant. C’est vraiment le seul bon élément du film ( avec la Mustang 60′ ).
Je pourrais continuer encore longtemps en vous disant tout le mal que je pense de la bande son, de la débilité de l’ensemble du film ou encore de la peinture caricaturale que fait Caruso des petites banlieues tranquilles…
Je vais conclure ainsi : Caruso a signé là une belle petite daube pour teenagers en mal de ( fausses ) sensations fortes. Ce n’est ni violent, ni drôle, ni effrayant, ni captivant. Juste mortellement chiant. Donc si vous voulez passer un bon moment au cinéma, allez voir Boarding Gate ou le docu de Julien Temple sur Joooooooe Strummer !
Shinobi
Yo les gens !
Ca faisait un petit moment que je n’avais pas rédigé de chronique de film pour et-alors. Vous en étiez démoralisés, déprimés et en dépit des nombreuses boites de canigou ingurgitées, vous aviez toujours le regard vitreux et le poil terne. Mais voila qu’aujourd’hui je reposte une chro : votre regard s’illumine et vous remuez la queue !
Enfin ne la remuez pas trop car je vais vous parler d’un film qui ne vaut franchement pas le détour : Shinobi.
Shinobi est l’adaptation d’un roman de feu Yamada Fûtaro, célèbre écrivain japonais. Une partie de son œuvre a été adaptée en mangas, en séries, en animes et en films ( si si, c’est vrai, je l’ai lu sur le site officiel du film ). J’ajoute que le film Shinobi a été réalisé par Ten Shimoyama – non, moi non plus je ne le connais pas. Pis tant que j’en suis à donner des infos, sachez que le film est sorti le 16 mai, qu’il dure 1 heure 45, qu’il est distribué par Eurozoom, et qu’on peut le voir dans… 32 salles en France ! \o/
Voila. C’était la partie chiante de la chro.
Maintenant, place au film !
Japon, 1614. Le super shogun de l’époque a réussi à unifier et pacifier le pays. Il en est super content mais y’a un truc qui l’emmerde quand même un peu : deux villages d’irréductibles gau… shinobi ( des supers ninjas aux supers pouvoirs ) demeurent une menace potentielle pour la tranquillité du pays. D’un côté, il y a le clan Koga, de l’autre, le clan Iga. Il va de soi que les deux se vouent une haine sans limite depuis des siècles, ce qui va arranger les plans de notre super shogun pour éradiquer une fois pour toutes les shinobi… Il ordonne donc aux chefs des deux clans de choisir cinq de leurs meilleurs combattants pour un affrontement à mort qui tue. Pendant ce temps là, les armées de sa fourbe excellence iront détruire les villages des shinobi…
Cette histoire de combat réjouit un max les deux clans qui vont pouvoir se foutre sur la gueule avec la bénédiction du shogun. Seulement y’a une couille dans le potage pour Oboro ( leader du clan Iga ) et Gennosuke ( leader du clan Koga ) : ils sont amoureux ! ( j’te jure ! ) C’est un peu comme Roméo et Juliette, tu vois : « on s’aime trop d’amour fou mais nos clans se détestent grave ». Les deux tourtereaux sont donc divisés entre leurs devoirs de guerrier et leur amour impossible… Too bad.

- Je t’aime, Oboro - Tu m’étrangles, ducon !
Gennosuke – qui ressemble étrangement à un punk en poncho – ne l’entend pas de cette oreille : il ne veut tuer personne, refuse cet affrontement absurde et se met en route pour la ville de Sumpu, là où réside le shogun en espérant, con qu’il est, avoir des explications. Au passage, faut que je vous dise : Gennosuke, c’est un peu une fillette au milieu des assassins. Bref. Il part donc avec sa clique de shinobi mais avant, il envoie un sms à Oboro pour lui dire que tout ça c’est pas très kawai et que si elle veut, elle peut l’accompagner à Sumpu. Le hic, c’est que les potes d’Oboro, ben eux, ils ont méchamment envie d’en découdre donc quand ils se mettent en route pour Sumpu, c’est pour nikéleurmair aux Kogas. A partir de là, ça va salement shlaguer !

Là, ça ne se voit pas mais Gen’ est vraiment très énervé. Imaginez un peu comment il est quand il est super furax…
La suite, on la devine aisément : les potes d’Oboro et de Gennosuke s’entre-tuent et les deux zamoureux nous font un mauvais remake de la célèbre pièce de Willy…
Voila grosso merdo l’histoire du film.
Niveau réalisation, c’est plutôt moyen. Y a du bon et du moins bon. A ce que j’ai compris, le gus qui tient la caméra vient du milieu de la pub et je dois dire que ça se ressent assez à certains moments du film : cadrages léchés, compositions bien agencées, couleurs travaillées, mouvements dynamiques… Ca, c’est le bon côté de la réal’. Le mauvais, c’est celui des plans séquences loupés, des scènes de guerre et de baston ( ce qui est con vu que ça compose la moitié du film ). A ce niveau là, c’est sacrément brouillon – le parti pris du plan serré gâche le plaisir qu’auraient pu susciter certains combats. D’autres affrontements sont ratés parce qu’au contraire, le plan trop large / lointain ne permet pas d’apprécier la chorégraphie. L’épisode de la destruction des villages par l’armée est quant à elle totalement foirée : ça explose de partout et… c’est tout ! Le pire, c’est que la pyrotechnie est des plus risibles… Bref. Très moyen à ce niveau là.

Shinobi, ce n’est pas qu’un festival d’huîtres. C’est aussi des cascades énormes et dangereuses ! Ici, un roulé-boulé dans les feuilles.
Avant de parler des personnages et d’acting, une parenthèse sur les fx : c’est über nazbroque et top chiatique !
Qu’il s’agisse de la course de chevaux passée en lecture accélérée, du nuage de papillons, de la falaise en carton-pâte, du ravin en map-painting lors de la discussion entre Oboro et Gen’, de la décapitation de Hyoma, du combat de Gen’ contre l’armée etc., c’est vraiment mauvais – mais pas assez pour qu’on puisse en rire, hélas.
Concernant les personnages, je dois dire que là, c’est pas trop mauvais. C’est peut-être même le seul point positif. Le film offre une galerie assez sympa de guerriers et les techniques de combats sont plutôt imaginatives. Bien sûr, on ne peut pas ne pas penser aux X-men mais il y a de l’idée : le bourrin croisé entre un homme des cavernes et Wolverine, la femme-poison, le robin des bois avec ses chaînes et coutelas, le psycho tentaculaire, Oboro et son regard meurtrier… Tout ceci est plutôt sympathique et aurait gagné à être développé et davantage mis en avant.

Pour finir, les acteurs… enfin je ne sais pas si on peut les appeler comme ça. Huîtres ou moules conviendrait plus je crois. Exception faite de David Caruso ( mais lui il est hors catégorie ) et d’un documentaire du commandant Cousteau, je n’ai jamais vu de pareils mollusque à l’écran ! C’est hallucinant de voir à quel point ces gens là sont inexpressifs ! On notera toutefois la présence de Tak Sakaguchi au casting ( il “interprète” Yashamaru ) : après le nanar Versus, l’ultime guerrier, ce mec semble enchaîner avec les mauvais films…
Voila, je crois que c’est tout.
Conclusion : si tu as 12 ans, que tu aimes Naruto, les ninjas qui courent sur les murs et font des bonds de 35 mètres, les jeux vidéos du genre Soul Calibure, les crustacés, les films japonais mal doublés, les histoires d’amours impossibles et troooooop tristes, alors tu vas grave kiffer ta race en allant voir Shinobi. Sinon, tu iras voir Irina Palm ou La Faille…
Voyage au centre de l’Anus… euuuh, de la Terre, pardon
Amis cinéphiles (comptez-vous), bonsoir !
N’y allons pas par quatre chemins. Ce film est une merde. Une authentique merde. Notez bien que j’évite, tout à fait délibérément, la formulation mettant l’accent sur la subjectivité. Je ne dis pas « j’ai trouvé ce film pas bon », je dis bien au contraire que « c’EST une merde », car cette qualité lui est profondément consubstantielle, transcendantale à tout jugement individuel.
C’est une comédie affreusement indigeste, pour famille américaine décérébrée et bouffeuse de pop-corn. Mais ce cliché, comme tout cliché, ne s’incarne jamais. En conséquence, ce film ne peut en aucun cas trouver son public. Pourtant il engrangera quand même des millions de $. Les choses sont mal faites. Alors que j’aurais juré cependant qu’un long métrage de ce genre avait toutes les chances d’unir les Hommes dans leur refus de cautionner une téra-bouse de ce genre.
Pour tout de même justifier un peu mon théorème, voici quelques lemmes généraux :
► L’ensemble pitch + scenario + script tient en moins de 2 pages (c’est d’ailleurs l’une des conditions strictes pour que Brendan Fraser signe, comme me l’expliquait Sho’, pour qui c’était la seconde projection)
► L’invraisemblance des péripéties (sur le plan narratif, scientifique, etc) bat des records ! Palme d’or à la chute de « plusieurs milliers de kilomètres » effectués de facto en 30 secondes, et qui est juste « amortie » par de l’eau, en bas. No soucy, donc, de tomber de 2000 km, du moment qu’il y a un lac en dessous.
► Les personnages passent environ 85 % du temps alloué au dialogue à hurler, car ils sont dans des situations extrêmes. A la fin s’en est très légèrement éprouvant.
► Il y a une ressemblance avec l’oeuvre initiale de Jules Verne ? Ah oui ? Je l’ai pas vue…
Mais la plus sèche déception, ce n’est pas tant l’éprouvante médiocrité des péripéties, ou la lourdeur extrêmes des personnages, non, ça on le savait, on était prévenus. C’était même peut-être ce qu’on recherchait. Quoi de plus délectable, après tout, que d’aller sciemment voir des films dont il est manifeste qu’ils sont mauvais, pour ensuite se gausser avec de bons mots en étalant son mépris dans une langue enrobée de papier glacé ? C’est un moyen si agréable de se convaincre de sa propre supériorité intellectuelle, en occupant ce siège si agréable du critique, infoutu qu’il serait bien, lui, d’en faire au moins autant que l’oeuvre qu’il défonce. Le tout pour un public tout à fait restreint. Faible succès en vérité, mais si jouissif…
La vraie déception est ailleurs. C’était le premier film soit-disant « en 3D » que je m’apprêtais à aller voir dans une salle obscure « civile » (hors Futuroscope, j’entends). J’espérais que la perception 3D apporte un souffle totalement nouveau au genre « action », et permette par là-même de rendre potable des navets du genre de ce film.
Et bien il faut se rendre à l’évidence : cette technologie n’en est qu’à ses balbutiements ! Pfioouu ! Déception, déception ! Ca n’est pas de la 3D à proprement parler, comme j’avais pu en voir au Futuroscope, ça pour sûr non. Au Futuroscope, avec les lunettes ad hoc, c’est extraordinaire, on a véritablement la sensation que les objets arrivent sur vous. On en a une véritable perception tri-dimensionnelle, c’est parfaitement maîtrisé. Dans le film que j’ai pu voir là-bas, des balles (de ping pong ou des boules de Noël, je ne sais plus, j’étais petit) vous arrivent sur la figure, et c’est tellement bien chiadé que le réflexe immédiat, c’est de mettre ses bras contre son visage pour se protéger !
Ici, que dalle, que dalle ! On a à la grande rigueur des « plans » différents sur une image. On est donc capable d’apprécier à peu près une suggestion de relief dans les images : tel objet est près, tel autre est plus éloigné. Mais alors ça s’arrête là, hein. On est à 10 000 lieux de l’objet qui fonce vers la caméra et qui donne trop l’impression qu’il va nous arriver dans la gueule. Déception, donc. Manifestement, les combats à couper le souffle où on a la sensation d’être en plein coeur du champs de bataille, ça n’est pas pour demain. Too bad.
Une petite n’image quand même :

Vous remarquerez qu'ils ont trois pauvres lampes torches et une frontale, mais que ça suffit à éclairer intégralement la grotte dans laquelle ils sont...
Seul point à retenir du film :

Toi aussi, tu aimes les douches de foutre ?
Ce sale petit connard, qui, si sa croissance se passe sans encombre majeur, devrait devenir sans problème assez fistable dans les prochaines années !
(Allez-y, dîtes que j’ai des tendances p*é*d*oph*iles, vous en mourrez d’envie).
Transformers 2ème opus : Chronique d’une merde annoncée
Une fois n’est pas coutume, j’ai sélectionné pour vous cette semaine la bande-annonce de ce qui s’annonce déjà comme une bouse décérébrante monumentale, je vous demande messieurs dames de l’applaudir bien fort : Transformers II – Revenge of the Fallen !! (Tranformers II – la revanche des déchus dans la langue de Molière, pour ma Mamie si elle me lit).
Je vous laisse savourer ce joyaux (que je me suis fait suer à trouver sous-titré, juste pour vous) :
Transformers II – Revenge of the Fallen
Nous y devinons déjà de nombreuses scènes intimistes et profondes, d’intenses moments de composition artistique pure de la part des talentueux interprètes, ainsi que de fastueux plans avec des gros seins d’action, n’est-ce pas ?!
Si vous êtes de ceux qui n’auraient pas vu le 1er opus, et qui penseraient que cela les disqualifient d’office pour cette seconde épopée, je vous réponds : que nenni ! Avec un film de Michael Bay, vous n’aurez jamais aucun soucis de ce genre. Évidemment, si vous êtes un puriste et que vous avez l’audace de vous enquiller les 02h24 de l’opus n°1, avant d’aller vous finir sur le n°2 qui sort mercredi, je ne vous retiens pas. Mais soyez assuré qu’en cas de flemme, même sans avoir vu le premier, vous devriez sans aucun problème parfaitement comprendre un bon 98 % des circonvolutions scénaristiques subtiles du second-opus-que-j’ai-même-pas-encore-vu-mais-dont-je-me-fous-déjà-de-la-gueule-car-je-suis-un-gros-pédant.
Bref, vous l’aurez compris : ça ne va pas arrêter de gueuler, de péter, d’exploser, de casser, de s’arracher, de crâmer, de taper et de tirer pendant plus de deux heures, le tout enrobé de petits moments plaisantins et bon-enfant made in L’Amérique Familiale Profonde, comme on nous l’a déjà infligé au n°1 (aaah, la scène du « What were you doing in your room ? Were you… masturbating ?.. », on ne risque pas de s’en lasser !). Vous n’avez nullement besoin d’avoir vu ça une première fois pour pleinement comprendre les tenants et les aboutissants de ce qui va se passer au second épisode
Pour vous en convaincre, je vous invite à regarder cette interview de Chié Labouffe (qui incarne le héros du film, Sam Witwicky), ainsi que de la douce jeune femme qui interprète sa viande du moment dans le film, Megan Fox. Les commentaires qu’ils nous sortent sont à couper le souffle :
Une interview de Chié Labouffe et de sa viande !
Labouffe : « It is a bigger film, scalewise. It is harder, it is faster, it is stronger [il lui manque que better pour se prendre pour Daft Punk !], it hurt more (…) »
Sa viande : « this movie is definitely insane ! »
Et lui d’enchaîner crânement : « Why make a sequel if you don’t top yourself ? And we had two much pride to fail ! »
Vous avez encore plus envie d’y aller, maintenant, hein ?!
Si vous vous intéressez à Chié Labouffe (ce qui est mon cas, enfin quoi que je m’intéresse quand même davantage à son cul qu’à ses films), je vous recommande de lire la partie Personal Life de sa page wikipédia, J’aime à titre personnel beaucoup la façon dont c’est rédigé :
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Labouffe bought his own two-bedroom house at the age of 18
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Labouffe is a cigarette smoker
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LaBouffe drives a Nissan Maxima
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LaBouffe wears contact lenses
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LaBouffe has said that “sports are so big in my life”
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etc.
Je suis à titre personnel très déçu : j’espérais savoir s’il aime émasculer des chatons, enculer des chiots ou encore empailler des clochards ou des petits vieux. Mais aucune de ces informations indispensables n’est précisée sur cette page moribonde… Je ne saurais donc pas si j’ai des chances de conclure avec Chié en tentant une approche subtile à parler des frissons de plaisir que nous as communément inspiré cette œuvre avant-gardiste et innovante qu’est Two Girls One Cup, ou s’il vaudrait mieux qu’on glose plus trivialement de la dernière pub pour fûtale de Beckham ou du transfert à coup de millions de Kaká. Car si j’ai décidément du mal à lui trouver beaucoup de qualités d’interprétations, il est un mérite qu’on reconnaît sans détour à Chié Labouffe : celui d’obtenir un score de tronchabilité relativement honorable (enfin cet avis n’engage que moi après tout).
Sur ces bonnes paroles les louloups, je vous laisse voir, voir et revoir cette bande-annonce, et on se retrouve dans quelques jours, où je vous aurais pondu une crasse assassine épouvantable sur cette merde annoncée !
> Tiby <




