Voyage au centre de l’Anus… euuuh, de la Terre, pardon

juin 24, 2009 at 9:39 (Pop-Corn Movies, Salles Obscures)

Amis cinéphiles (comptez-vous), bonsoir !


N’y allons pas par quatre chemins. Ce film est une merde. Une authentique merde. Notez bien que j’évite, tout à fait délibérément, la formulation mettant l’accent sur la subjectivité. Je ne dis pas « j’ai trouvé ce film pas bon », je dis bien au contraire que « c’
EST une merde », car cette qualité lui est profondément consubstantielle, transcendantale à tout jugement individuel.

C’est une comédie affreusement indigeste, pour famille américaine décérébrée et bouffeuse de pop-corn. Mais ce cliché, comme tout cliché, ne s’incarne jamais. En conséquence, ce film ne peut en aucun cas trouver son public. Pourtant il engrangera quand même des millions de $. Les choses sont mal faites. Alors que j’aurais juré cependant qu’un long métrage de ce genre avait toutes les chances d’unir les Hommes dans leur refus de cautionner une téra-bouse de ce genre.

Pour tout de même justifier un peu mon théorème, voici quelques lemmes généraux :

L’ensemble pitch + scenario + script tient en moins de 2 pages (c’est d’ailleurs l’une des conditions strictes pour que Brendan Fraser signe, comme me l’expliquait Sho’, pour qui c’était la seconde projection)

L’invraisemblance des péripéties (sur le plan narratif, scientifique, etc) bat des records ! Palme d’or à la chute de « plusieurs milliers de kilomètres » effectués de facto en 30 secondes, et qui est juste « amortie » par de l’eau, en bas. No soucy, donc, de tomber de 2000 km, du moment qu’il y a un lac en dessous.

Les personnages passent environ 85 % du temps alloué au dialogue à hurler, car ils sont dans des situations extrêmes. A la fin s’en est très légèrement éprouvant.

Il y a une ressemblance avec l’oeuvre initiale de Jules Verne ? Ah oui ? Je l’ai pas vue…


Mais la plus sèche déception, ce n’est pas tant l’éprouvante médiocrité des péripéties, ou la lourdeur extrêmes des personnages, non, ça on le savait, on était prévenus. C’était même peut-être ce qu’on recherchait. Quoi de plus délectable, après tout, que d’aller sciemment voir des films dont il est manifeste qu’ils sont mauvais, pour ensuite se gausser avec de bons mots en étalant son mépris dans une langue enrobée de papier glacé ? C’est un moyen si agréable de se convaincre de sa propre supériorité intellectuelle, en occupant ce siège si agréable du critique, infoutu qu’il serait bien, lui, d’en faire
au moins autant que l’oeuvre qu’il défonce. Le tout pour un public tout à fait restreint. Faible succès en vérité, mais si jouissif…

La vraie déception est ailleurs. C’était le premier film soit-disant « en 3D » que je m’apprêtais à aller voir dans une salle obscure « civile » (hors Futuroscope, j’entends). J’espérais que la perception 3D apporte un souffle totalement nouveau au genre « action », et permette par là-même de rendre potable des navets du genre de ce film.

Et bien il faut se rendre à l’évidence : cette technologie n’en est qu’à ses balbutiements ! Pfioouu ! Déception, déception ! Ca n’est pas de la 3D à proprement parler, comme j’avais pu en voir au Futuroscope, ça pour sûr non. Au Futuroscope, avec les lunettes ad hoc, c’est extraordinaire, on a véritablement la sensation que les objets arrivent sur vous. On en a une véritable perception tri-dimensionnelle, c’est parfaitement maîtrisé. Dans le film que j’ai pu voir là-bas, des balles (de ping pong ou des boules de Noël, je ne sais plus, j’étais petit) vous arrivent sur la figure, et c’est tellement bien chiadé que le réflexe immédiat, c’est de mettre ses bras contre son visage pour se protéger !

Ici, que dalle, que dalle ! On a à la grande rigueur des « plans » différents sur une image. On est donc capable d’apprécier à peu près une suggestion de relief dans les images : tel objet est près, tel autre est plus éloigné. Mais alors ça s’arrête là, hein. On est à 10 000 lieux de l’objet qui fonce vers la caméra et qui donne trop l’impression qu’il va nous arriver dans la gueule. Déception, donc. Manifestement, les combats à couper le souffle où on a la sensation d’être en plein coeur du champs de bataille, ça n’est pas pour demain. Too bad.

Une petite n’image quand même :

Vous remarquerez quils ont trois pauvres lampes torches et une frontale, mais que ça suffit à éclairer intégralement la grotte dans laquelle ils sont...

Vous remarquerez qu'ils ont trois pauvres lampes torches et une frontale, mais que ça suffit à éclairer intégralement la grotte dans laquelle ils sont...

Seul point à retenir du film :

Toi aussi, tu aimes les douches de foutre ?

Toi aussi, tu aimes les douches de foutre ?

Ce sale petit connard, qui, si sa croissance se passe sans encombre majeur, devrait devenir sans problème assez fistable dans les prochaines années !

(Allez-y, dîtes que j’ai des tendances p*é*d*oph*iles, vous en mourrez d’envie).

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Transformers 2ème opus : Chronique d’une merde annoncée

juin 22, 2009 at 9:46 (Bandantes-Annonces) ()

Une fois n’est pas coutume, j’ai sélectionné pour vous cette semaine la bande-annonce de ce qui s’annonce déjà comme une bouse décérébrante monumentale, je vous demande messieurs dames de l’applaudir bien fort : Transformers II – Revenge of the Fallen !! (Tranformers II – la revanche des déchus dans la langue de Molière, pour ma Mamie si elle me lit).

Je vous laisse savourer ce joyaux (que je me suis fait suer à trouver sous-titré, juste pour vous) :

Transformers II – Revenge of the Fallen

Nous y devinons déjà de nombreuses scènes intimistes et profondes, d’intenses moments de composition artistique pure de la part des talentueux interprètes, ainsi que de fastueux plans avec des gros seins d’action, n’est-ce pas ?!

Si vous êtes de ceux qui n’auraient pas vu le 1er opus, et qui penseraient que cela les disqualifient d’office pour cette seconde épopée, je vous réponds : que nenni ! Avec un film de Michael Bay, vous n’aurez jamais aucun soucis de ce genre. Évidemment, si vous êtes un puriste et que vous avez l’audace de vous enquiller les 02h24 de l’opus n°1, avant d’aller vous finir sur le n°2 qui sort mercredi, je ne vous retiens pas. Mais soyez assuré qu’en cas de flemme, même sans avoir vu le premier, vous devriez sans aucun problème parfaitement comprendre un bon 98 % des circonvolutions scénaristiques subtiles du second-opus-que-j’ai-même-pas-encore-vu-mais-dont-je-me-fous-déjà-de-la-gueule-car-je-suis-un-gros-pédant.

Bref, vous l’aurez compris : ça ne va pas arrêter de gueuler, de péter, d’exploser, de casser, de s’arracher, de crâmer, de taper et de tirer pendant plus de deux heures, le tout enrobé de petits moments plaisantins et bon-enfant made in L’Amérique Familiale Profonde, comme on nous l’a déjà infligé au n°1 (aaah, la scène du « What were you doing in your room ? Were you… masturbating ?.. », on ne risque pas de s’en lasser !). Vous n’avez nullement besoin d’avoir vu ça une première fois pour pleinement comprendre les tenants et les aboutissants de ce qui va se passer au second épisode ;-)

Pour vous en convaincre, je vous invite à regarder cette interview de Chié Labouffe (qui incarne le héros du film, Sam Witwicky), ainsi que de la douce jeune femme qui interprète sa viande du moment dans le film, Megan Fox. Les commentaires qu’ils nous sortent sont à couper le souffle :

Une interview de Chié Labouffe et de sa viande !

Labouffe : « It is a bigger film, scalewise. It is harder, it is faster, it is stronger [il lui manque que better pour se prendre pour Daft Punk !], it hurt more (…) »

Sa viande : « this movie is definitely insane ! »

Et lui d’enchaîner crânement : « Why make a sequel if you don’t top yourself ? And we had two much pride to fail ! »

Vous avez encore plus envie d’y aller, maintenant, hein ?! ;-)

Si vous vous intéressez à Chié Labouffe (ce qui est mon cas, enfin quoi que je m’intéresse quand même davantage à son cul qu’à ses films), je vous recommande de lire la partie Personal Life de sa page wikipédia, J’aime à titre personnel beaucoup la façon dont c’est rédigé :

  • Labouffe bought his own two-bedroom house at the age of 18

  • Labouffe is a cigarette smoker

  • LaBouffe drives a Nissan Maxima

  • LaBouffe wears contact lenses

  • LaBouffe has said that “sports are so big in my life”

  • etc.

Je suis à titre personnel très déçu : j’espérais savoir s’il aime émasculer des chatons, enculer des chiots ou encore empailler des clochards ou des petits vieux. Mais aucune de ces informations indispensables n’est précisée sur cette page moribonde… Je ne saurais donc pas si j’ai des chances de conclure avec Chié en tentant une approche subtile à parler des frissons de plaisir que nous as communément inspiré cette œuvre avant-gardiste et innovante qu’est Two Girls One Cup, ou s’il vaudrait mieux qu’on glose plus trivialement de la dernière pub pour fûtale de Beckham ou du transfert à coup de millions de Kaká. Car si j’ai décidément du mal à lui trouver beaucoup de qualités d’interprétations, il est un mérite qu’on reconnaît sans détour à Chié Labouffe : celui d’obtenir un score de tronchabilité relativement honorable (enfin cet avis n’engage que moi après tout).

Sur ces bonnes paroles les louloups, je vous laisse voir, voir et revoir cette bande-annonce, et on se retrouve dans quelques jours, où je vous aurais pondu une crasse assassine épouvantable sur cette merde annoncée !

> Tiby <

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