Transformers 2ème opus : Chronique d’une merde annoncée

juin 22, 2009 at 9:46 (Bandantes-Annonces) ()

Une fois n’est pas coutume, j’ai sélectionné pour vous cette semaine la bande-annonce de ce qui s’annonce déjà comme une bouse décérébrante monumentale, je vous demande messieurs dames de l’applaudir bien fort : Transformers II – Revenge of the Fallen !! (Tranformers II – la revanche des déchus dans la langue de Molière, pour ma Mamie si elle me lit).

Je vous laisse savourer ce joyaux (que je me suis fait suer à trouver sous-titré, juste pour vous) :

Transformers II – Revenge of the Fallen

Nous y devinons déjà de nombreuses scènes intimistes et profondes, d’intenses moments de composition artistique pure de la part des talentueux interprètes, ainsi que de fastueux plans avec des gros seins d’action, n’est-ce pas ?!

Si vous êtes de ceux qui n’auraient pas vu le 1er opus, et qui penseraient que cela les disqualifient d’office pour cette seconde épopée, je vous réponds : que nenni ! Avec un film de Michael Bay, vous n’aurez jamais aucun soucis de ce genre. Évidemment, si vous êtes un puriste et que vous avez l’audace de vous enquiller les 02h24 de l’opus n°1, avant d’aller vous finir sur le n°2 qui sort mercredi, je ne vous retiens pas. Mais soyez assuré qu’en cas de flemme, même sans avoir vu le premier, vous devriez sans aucun problème parfaitement comprendre un bon 98 % des circonvolutions scénaristiques subtiles du second-opus-que-j’ai-même-pas-encore-vu-mais-dont-je-me-fous-déjà-de-la-gueule-car-je-suis-un-gros-pédant.

Bref, vous l’aurez compris : ça ne va pas arrêter de gueuler, de péter, d’exploser, de casser, de s’arracher, de crâmer, de taper et de tirer pendant plus de deux heures, le tout enrobé de petits moments plaisantins et bon-enfant made in L’Amérique Familiale Profonde, comme on nous l’a déjà infligé au n°1 (aaah, la scène du « What were you doing in your room ? Were you… masturbating ?.. », on ne risque pas de s’en lasser !). Vous n’avez nullement besoin d’avoir vu ça une première fois pour pleinement comprendre les tenants et les aboutissants de ce qui va se passer au second épisode ;-)

Pour vous en convaincre, je vous invite à regarder cette interview de Chié Labouffe (qui incarne le héros du film, Sam Witwicky), ainsi que de la douce jeune femme qui interprète sa viande du moment dans le film, Megan Fox. Les commentaires qu’ils nous sortent sont à couper le souffle :

Une interview de Chié Labouffe et de sa viande !

Labouffe : « It is a bigger film, scalewise. It is harder, it is faster, it is stronger [il lui manque que better pour se prendre pour Daft Punk !], it hurt more (…) »

Sa viande : « this movie is definitely insane ! »

Et lui d’enchaîner crânement : « Why make a sequel if you don’t top yourself ? And we had two much pride to fail ! »

Vous avez encore plus envie d’y aller, maintenant, hein ?! ;-)

Si vous vous intéressez à Chié Labouffe (ce qui est mon cas, enfin quoi que je m’intéresse quand même davantage à son cul qu’à ses films), je vous recommande de lire la partie Personal Life de sa page wikipédia, J’aime à titre personnel beaucoup la façon dont c’est rédigé :

  • Labouffe bought his own two-bedroom house at the age of 18

  • Labouffe is a cigarette smoker

  • LaBouffe drives a Nissan Maxima

  • LaBouffe wears contact lenses

  • LaBouffe has said that “sports are so big in my life”

  • etc.

Je suis à titre personnel très déçu : j’espérais savoir s’il aime émasculer des chatons, enculer des chiots ou encore empailler des clochards ou des petits vieux. Mais aucune de ces informations indispensables n’est précisée sur cette page moribonde… Je ne saurais donc pas si j’ai des chances de conclure avec Chié en tentant une approche subtile à parler des frissons de plaisir que nous as communément inspiré cette œuvre avant-gardiste et innovante qu’est Two Girls One Cup, ou s’il vaudrait mieux qu’on glose plus trivialement de la dernière pub pour fûtale de Beckham ou du transfert à coup de millions de Kaká. Car si j’ai décidément du mal à lui trouver beaucoup de qualités d’interprétations, il est un mérite qu’on reconnaît sans détour à Chié Labouffe : celui d’obtenir un score de tronchabilité relativement honorable (enfin cet avis n’engage que moi après tout).

Sur ces bonnes paroles les louloups, je vous laisse voir, voir et revoir cette bande-annonce, et on se retrouve dans quelques jours, où je vous aurais pondu une crasse assassine épouvantable sur cette merde annoncée !

> Tiby <

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